Une femme indemnise la femme de son amant pour des contraintes (page 1 sur 4)
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Non contente d’avoir une liaison avec un homme mariĂ©, une femme dĂ©cide de se rĂ©jouir de la femme de son amant. Pour la Justice, la gĂȘne occasionnĂ©e Ă l’Ă©pouse trahie a gĂ©nĂ©rĂ© un prĂ©judice moral qui justifie une rĂ©paration. L’accord est de la 9e chambre civile de la Cour de justice de Rio Grande do Sul, qui a condamnĂ© un opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique, l’amant du patron, Ă verser 5 000 R$ Ă sa femme. La dĂ©cision a Ă©tĂ© unanime.
D’aprĂšs les archives, la plaignante a reçu un appel dans lequel l’amant de son mari a dit : « Saviez-vous que votre mari adore sortir avec moi ? » AprĂšs cela, le mari et le patron ont licenciĂ© l’opĂ©ratrice pour l’empĂȘcher de s’immiscer dans la vie du couple. La femme licenciĂ©e a rĂ©clamĂ© la stabilitĂ© parce qu’elle Ă©tait enceinte et qu’elle a obtenu un congĂ© payĂ©.
Au bout de trois mois, l’amante s’est rendue dans le magasin du couple exhibant son ventre de femme enceinte. Il est Ă©galement rapportĂ© qu’Ă une autre occasion, elle a appelĂ© le tĂ©lĂ©phone portable de la femme pour s’enquĂ©rir des ragots prĂ©sumĂ©s qu’elle aurait faits Ă son mari. Au vu des faits, la femme s’est sĂ©parĂ©e de son mari.
La maĂźtresse a affirmĂ© ne pas connaĂźtre la plaignante et qu’elle a volontairement quittĂ© la compagnie de son ex-amant. Vous avez dĂ©clarĂ© qu’il est le pĂšre de votre enfant, bien qu’il n’ait pas encore reconnu la paternitĂ©. Il a Ă©galement soutenu que les appels avaient Ă©tĂ© passĂ©s par une autre femme et a rejetĂ© les faits rapportĂ©s par l’auteur.
Contre une dĂ©cision d’un tribunal infĂ©rieur, le dĂ©fendeur a fait appel devant le tribunal de Rio Grande do Sul. Le juge rapporteur de l’appel, le juge Odone SanguinĂ©, a soulignĂ© qu’il n’y a aucun Ă©lĂ©ment probant dans le dossier concernant la survenance d’une cause justifiant le comportement de l’appelant. Le rapporteur a soulignĂ© que les appels tĂ©lĂ©phoniques Ă©taient passĂ©s Ă plusieurs reprises « s’exorbitant dans la sphĂšre restreinte aux relations entre la plaignante, son ex-conjoint et le dĂ©fendeur. Certes, la gĂȘne imposĂ©e Ă l’auteur Ă©chappe Ă la normalitĂ©, bien qu’elle trouve aussi son origine dans un forum intime.
Le juge a compris que la preuve testimoniale apportĂ©e au dossier dĂ©montre le caractĂšre « faux » des procĂ©dures de l’appelant. Le dĂ©posant a rappelĂ© que le dĂ©fendeur avait dĂ©clarĂ© qu’elle ne s’installerait pas tant qu’elle n’obtiendrait pas une voiture et de l’argent de l’homme d’affaires. « Dans ce contexte, le comportement de la dĂ©fenderesse me paraĂźt illĂ©gal, ce qui entraĂźne une indemnisation du prĂ©judice subi. Quant au lien de causalitĂ©, il ressort des conduites menĂ©es par le dĂ©fendeur et qui ont gĂ©nĂ©rĂ© une gĂȘne pour le demandeur. »
Le rapporteur a conclu que l’indemnisation du prĂ©judice moral devrait reprĂ©senter pour la personne indemnisĂ©e une satisfaction susceptible d’attĂ©nuer d’une maniĂšre ou d’une autre les souffrances passĂ©es. « L’effectivitĂ© de l’indemnisation pĂ©cuniaire rĂ©side dans la capacitĂ© d’apporter une telle satisfaction dans une mesure Ă©quitable, afin qu’elle ne signifie pas un enrichissement sans cause pour la victime et produise un impact suffisant sur l’auteur du prĂ©judice, afin de le dissuader de une autre attaque. »
Processus 70013199039
Appel civil 70013199039
Lire la décision dans son intégralité.
APPEL CIVIL. RESPONSABILITĂ CIVILE. ACTION POUR DOMMAGES-INTĂRĂTS DE PAIEMENT. GĂNE CAUSĂE PAR L’AMASIE D’UN ANCIEN CONJOINT. CONFIGURATION DES DOMMAGES. MONTANT DE L’INDEMNITĂ.
I â APPEL.
1. DOMMAGES PERSONNELS. En fouillant les dossiers, il apparaĂźt que le litige est basĂ© sur la discussion sur la configuration du prĂ©judice moral rĂ©sultant de divers comportements de la dĂ©fenderesse, qui s’est prĂ©sentĂ©e comme une histoire d’amour avec l’ex-mari de la demanderesse. Il n’y a aucun Ă©lĂ©ment probant au dossier sur la survenance d’un motif justifiant de leur comportement, les appels tĂ©lĂ©phoniques ayant Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ©s, exorbitants dans la sphĂšre restreinte Ă la relation de la plaignante, son ex-conjoint et le dĂ©fendeur. Certes, la gĂȘne imposĂ©e Ă l’auteur Ă©chappe Ă la normalitĂ©, bien qu’ayant aussi une origine intime.
II â RESSOURCE ADHESIVE. 1. MONTANT DE L’INDEMNISATION. Maintien du montant de l’indemnitĂ© fixĂ© par la juridiction infĂ©rieure. Ajustement de la peine par rapport Ă la correction pĂ©cuniaire et aux intĂ©rĂȘts moratoires. Demande implicite. 2. HONORAIRES D’AVOCAT. Fixation Ă un niveau de 15 % sur la valeur de la condamnation, selon l’analyse des exigences de l’article 20, § 3, alinĂ©as a, b et c, du CPC.
ONT REFUSĂ L’APPEL ET ONT DONNĂ UNE AFFECTATION PARTIELLE Ă L’APPEL ADHĂSIF. UNANIME.
APPEL CIVIL
NEUVIĂME CHAMBRE CIVILE
N° 70013199039
COMTĂ DE NOUVEAU HAMBOURG
DEBORA CRISTINA DEOTTI
APPELANT / ADHĂSIF D’APPEL
ROSE MARY SCHUMACHER SCHLINDWEIN
AUTOCOLLANT RĂCURRENT / APPELS
JUGEMENT
Consulté, rapporté et discuté les dossiers.
Les juges membres de la neuviĂšme chambre civile de la Cour de justice de l’Ătat conviennent, Ă l’unanimitĂ©, de : (1) rejeter l’appel ; (2) accorder partiellement l’appel adhĂ©sif pour augmenter les honoraires d’avocat dus au patron du plaignant, en les fixant Ă 15 % sur la valeur de la condamnation, ainsi que pour dĂ©terminer l’incidence de l’IGP-M en tant qu’indice de correction monĂ©taire de la jugement et intĂ©rĂȘts moratoires Ă compter du premier fait dommageable, fixĂ© au 26/08/2001, au taux de 6% par an jusqu’Ă l’entrĂ©e en vigueur du CCB/2002 et de 12% par an par la suite, jusqu’Ă la date du paiement effectif.
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